J'ai pas toujours su trouver les mots, pas toujours su te montrer à quel point j'étais heureuse dans tes bras. Mais ce que je sais c'est que j'aime y être... Passer des moments devant ma glace à me faire jolie pour toi*, être dans un parc à manger chinois et profiter de la chaleur de l'été qui arrive, marcher dans les rues de ta ville pieds nus, mes chaussures à la mains, rentrer sans se faire voir ni entendre, profiter de toi*, regarder Requiem for a dream en te caressant les mains, m'endormir contre ton corps, me réveiller à tes côtés, prendre une douche ensemble, retourner dans ta chambre sans se faire voir, manger une pizza et des Prince à la vanille, partir profiter du soleil, prendre le RER, se poser devant Gare de l'Est sur un banc, et parler... J'aimerais vraiment qu'on se fasse cette journée au bord de la mer...
- Tu l'aimes ?
-Ben ouais, elle est belle.
- C'est tout ?
- Euh... quoi d'autre ?
- Comment ça quoi d'autre ?
- Je te demande si tu l'aimes. Je te parle d'amour. Et toi tu me dis qu'elle est belle ? Belle ? Moi quand je te parle de beauté. Je ne te parle pas de son joli petit cul moulé dans un jeans Levis. Ni de ses lèvres pulpeuses. Ni de ses grands yeux pétillants. Putain. Je ne parle pas de ça. Moi ce que je voulais que tu me dises c'est que tu l'aimes. Que tu aimes tout d'elle. Ses defauts. Les pires. Le gout de ses larmes quand rien ne va plus. L'odeur de ses cheveux quand tu l'embrasses dans le cou. Ses tâches de rousseurs quand l'été pointe le bout de son nez. Et quand j'évoque le mot amour. S'il te plait. Ne l'associe pas au sexe. Parce que tu vois. Savoir combien de fois tu te la tape tous les jours. Moi. Je m'en fous. Merde. Il y a des mots pour parler d'elle. Pas des mots en toc. Pas des mots qui sonnent faux. Pas l'un de ses mots ringards que tu as entendu dans un film. Pas comme ça. Parfois il n'y a pas de mots. Juste des regards. Des gestes. Encore des regards. Puis un sourire. Qui dure. Qui dure. Qui dure parce que tu as ta main posée sur sa peau brulante. Parce que dans sa poche tu as furtivement caché un gribouillis avec inscrit " je t'aime " quand sa tête était tournée. Parce que les jours passent trop vite quand elle est là et que tu ne veux plus la quitter. Que tu ne peux plus lacher sa main. Et que tu lui dis que sans elle, chaque minute est inutile. Et en revanche. Parce que tout ne va pas toujours bien. Que ses yeux brillent. Parce qu'elle pleure. Lors d'une dispute. Qu'elle te lance au visage des mots affreux. Des cris de haine. Pardonne la. Recommence à zéro. Et dis lui. Crie le. Je t'aime. L'amour c'est ça. Ce n'est pas un jeu. C'est dangereux. Tu vois. Moi. C'est ça dont je parle.
"Et quand tu n'regardais pas, moi j'étais comme au cinéma, les yeux sur toi..."
